risques d'effets neurologiques indésirables avec plusieurs antiparasitaires pour chiens et chats

Risques d’effets neurologiques indésirables avec plusieurs antiparasitaires pour chiens et chats : la FDA américaine tire la sonnette d’alarme

Plusieurs produits antiparasitaires pour chiens ou chats sont susceptibles d’avoir des effets indésirables sur le plan neurologique. La FDA américaine vient de publier un communiqué pour informer les vétérinaires et les propriétaires de chiens sur les risques neurologiques possibles.

Des risques neurologiques parmi les effets indésirables de certains produits antiparasitaires pour chiens et chats

Les effets secondaires indésirables observés de ces antiparasitaires

Les principaux effets indésirables neurologiques de ces produits antiparasitaires sont :

  • tremblements, spasmes musculaires
  • ataxie, trouble neurologique de la coordination des mouvements
  • crise d’épilepsie, convulsions

L’alerte émise par les autorités de santé américain concerne les produits antiparasitaires contenant des substances actives à base d’isoxazoline : sarolaner, fluralaner, afoxolaner et lotilaner. Ce groupe des isoxazolines est un inhibiteur du système nerveux des parasites, mais le système nerveux des chiens et des chats peut lui aussi être impacté par l’emploi de ces produits.

Si la plupart des chiens tolèrent bien ces produits sans réactions neurologiques indésirables, certains animaux peuvent présenter des troubles nerveux plus ou moins graves.

Les produits antiparasitaires potentiellement concernés par cette alerte aux troubles neurologiques

L’alerte émanant des autorités américaines, elle concerne les produits commercialisés aux Etats-Unis à base d’isoxazoline. En recherchant ces substances actives dans les listes de médicaments vétérinaires autorisés en France, en Belgique et en Europe contenant du sarolaner, fluralaner, afoxolaner ou lotilaner, on obtient la liste suivante (un peu plus étendue que la liste américaine) :

médicaments antiparasitaires pour chiens et chats à base de sarolaner :

  • comprimé à croquer Simparica pour chien (mis sur le marché par le laboratoire Zootis)
  • comprimé à croquer MiPet Easecto pour chien (mis sur le marché par le laboratoire Zootis)
  • pipette de solution spot-on Stronghold Plus pour chat (mis sur le marché par le laboratoire Zootis)

médicaments antiparasitaires pour chiens et chats à base de fluralaner

  • comprimé à croquer de Bravecto pour chien (mis sur le marché par le laboratoire Intervet International)
  • pipette de solution spot-on Bravecto Plus pour chien et chat (mis sur le marché par le laboratoire Intervet International)

médicaments antiparasitaires pour chiens et chats à base d’afoxolaner :

  • comprimé à croquer Nexgard et Nexgard Spectra pour chien (mis sur le marché par le laboratoire Merial en France)

médicaments antiparasitaires pour chiens et chats à base de lotilaner :

  • comprimé à croquer Crédélio pour chien et chat (mis sur le marché par le laboratoire Elanco)

Aux Etats-Unis comme en France, en Belgique et ailleurs en Europe, ces produits ont obtenu une autorisation de mise sur le marché. Ces médicaments font ensuite l’objet d’une surveillance appelée pharmaco-vigilance, et c’est dans ce cadre que les autorités américaines ont diffusé leur alerte cette semaine.

Les autorités de santé apportent une vigilance particulière envers les produits nouvellement commercialisés. Si les médicaments sont rigoureusement évalués avant leur mise sur le marché, certains effets secondaires sont parfois découvert après la mise sur le marché lorsque les produits sont utilisés sur un nombre beaucoup plus important d’animaux.

Les autorités de santé exercent donc une vigilance pharmacologique particulièrement soutenue les premières années pour détecter d’éventuels cas et prendre les mesures qui s’imposent en fonction du nombre et de la gravité de ces cas.

Les autorisations de mise sur le marché sont relativement récentes pour les produits antiparasitaires concernés en France et en Europe :

  • 2014 pour le Bravecto et le Nexgard
  • 2015 pour le Simparica et le Nexgard Spectra
  • 2017 pour le Credelio et le Stronghold Plus
  • 2018 pour le Bravecto Plus et le MiPet Easecto

Faut-il s’inquiéter ?

Si les produits étaient considérés comme trop dangereux ils seraient retirés du marché. Les autorités de santé américaines ont souhaité attirer l’attention des propriétaires d’animaux et des vétérinaires sur la possibilité de survenue de ces effets indésirables. La FDA travaille également avec les laboratoires pour faire évoluer la notice des produits et signaler ces risques de manière appropriée.

Les autorités américaines de santé précisent que ces produits, testés avant leur mise sur le marché, ont depuis été utilisés sans problème majeur et peuvent continuer à l’être pour la majorité des chiens et des chats. Il appartient à chaque propriétaire d’en discuter avec son vétérinaire en fonction du profil médical de son animal.

Comme indiqué sur la notice des médicaments, si vous constatez des effets indésirables vous devez en informer votre vétérinaire. En fonction de la nature et de la gravité de ces effets sur la santé de votre chien ou de votre chat, votre vétérinaire pourra effectuer un signalement aux autorités de santé de votre pays.

Et vous ?

A titre personnel, avez-vous déjà noté de tels effets indésirable sur votre chien ou votre chat ?

Sources :

Communiqué des autorités américaines de santé : FDA Alerts Pet Owners and Veterinarians About Potential for Neurologic Adverse Events Associated with Certain Flea and Tick Products, Etats-Unis, publié le 20 septembre 2018

Index des Médicaments vétérinaires autorisés en France de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), France

Vetcompendium base de données belge des médicaments vétérinaires, rubrique Isoxazolines

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